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Confinements dans les logements

Confinement dans les logements en temps de COVID-19 : le respecter !

Confinement des logements en temps normal : l’éviter !


Le sens des mots dépend du moment !

Alors que depuis les chocs pétroliers des années 70 incitant à la chasse au gaspi de l’énergie, on lutte contre le confinement des bâtiments et le manque de renouvellement d’air, le nouveau coronavirus SARS[1]-CoV-2 responsable de la maladie COVID-19 (Coronavirus disease) nous impose le confinement, terme de droit criminel pour évoquer la peine d’isolement !

En temps normal, le confinement des locaux entraîne une dégradation de la qualité de l’air dans les bâtiments et une augmentation des teneurs en CO2 émis par les occupants. En temps d’épidémie, le confinement de la population pour réduire le risque de transmission virale diminue le taux de CO2 dans nos villes en raison de la diminution du trafic routier.

Mais dans les deux cas, le confinement impose le renouvellement d’air.

En période d’épidémie d’affections respiratoires, le Haut Conseil de la santé publique (HCSP), dans son avis du 17 mars 2020, a publié diverses recommandations relatives, en particulier, à la ventilation des bâtiments. L’aération par ouverture en grand des fenêtres pendant une durée minimale de 15 minutes et au minimum 3 fois par jour abaisse la charge virale dans les lieux de vie. La vérification du bon fonctionnement des systèmes de ventilation est impérative.

En temps normal, cette aération pluriquotidienne doit toujours être la règle ainsi que le contrôle des différents éléments du système de ventilation : pas d’obstruction des orifices d’entrée d’air dans les pièces de vie, propreté des bouches d’extraction dans les pièces de service, fonctionnement correct du ventilateur d’extraction de la VMC.



Un air intérieur sain devrait être l’engagement responsable de tout constructeur. Mettre en œuvre une démarche de qualité pour répondre à une approche préventive de la santé dans le bâtiment, c’est l’enjeu d’ECRAINS®, méthode développée par l’ADEME, qui vise à limiter durablement les émissions de polluants à la source et à pérenniser la qualité des ambiances intérieures.

En effet, la qualité de l’air intérieur est un enjeu de santé publique. « Le droit à respirer un air qui ne nuise pas à sa santé », instauré depuis la loi Laure de 1996, se traduit dans la conception des bâtiments par la volonté de constructeurs pour lesquels bâtir, c’est protéger l’homme et répondre à ses besoins.


Suzanne Déoux

Docteur en médecine, ORL, professeur associé honoraire à l’Université d’Angers, Initiatrice de l’ingénierie de santé dans le bâtiment et l’aménagement urbain, fondatrice de Medieco, présidente de Bâtiment Santé Plus.

[1] SARS : Severe Acute Respiratory Syndrome

Photo Edouard Boubat, Les bourgeois à la fenêtre, mai 1968

Conseil, expertise,

ingénierie et formation

Spécialiste de la qualité de l’air intérieur

et de la santé dans le cadre bâti et urbain.

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